A qui profite le kir auteurParler de soi est un exercice compliqué, même si comme beaucoup de gens de mon métier (et pas que) j’ai sûrement un ego bien développé. Il me reste encore un peu de fausse modestie mal placée, ainsi commençons par prendre de la distance :

Gaël Dubreuil est né le 17 septembre 1979 (ce qui n’a pas grand intérêt à part pour ceux qui veulent connaître l’âge de leur interlocuteur). Il commence le théâtre à l’âge de 16 ans pour combattre sa timidité (et aussi parce qu’en tant que boutonneux avec un appareil dentaire c’est la meilleure tactique pour rencontrer des filles). Il fait ses premiers pas en écriture à peu près à la même période (avec  des nouvelles et notamment un roman qui heureusement n’est jamais paru).

Après des études en Audiovisuel, il travaille pour France 3, la compagnie Pierre Deloche Danse, et diverses sociétés de production ou de spectacles vivants. Fortement impliqué dans la création, il est notamment le co-fondateur de l’Institut du Court-Métrage Rhône-Alpes.

 

Après des années à soutenir les créateurs, Gaël Dubreuil se met petit à petit à développer ses propres projets (il était temps !). Ainsi en 2005, il rejoint la compagnie Art’souilles (non, ce n’est pas lui qui a choisi le nom !) nouvellement créée, qu’il ne quittera qu’en 2016 après s’être investi dans de très nombreux spectacles en tant en tant que comédien (la Cantatrice Chauve, coup de cœur festival Avignon 2010, le grand jeu de l’absurde, les suites d’un premier lit…), et improvisateur (Service Compris, Tenue de soirée exigée, Impro ciné /impro TV, Matchs d’impro…). Il a également écrit et mis en scène un grand nombre de pièces produites par la Cie : L’amitié entre les hommes et les femmes n’existe pas (Prix des Plumes de Grenoble 2007), Voyage ! ; Doudou t’es où ? ; Mission Molière  (toutes trois co-créées avec Camille German).

En tant que comédien, il collabore avec d’autres compagnies avec des styles, des énergies et des spectacles très différents, comme la Cie Soleluna avec Orgie Romaine, la Cie la Main qui Parle avec Naitre, le Collectif ESPACE avec Jeux de l’amour et du pouvoir , la Cie Colegram avec Panique chez les Mynus, ou encore la Cie Thespis  pour Seul(s) au monde (et d’autres à venir, avis aux metteurs en scène)

Clown, avec le collectif Nase, Nase et Renase, il se produit dans l’immense cabaret de petit clown (ou l’inverse), avec Jumping Jean-Claude. Dernièrement avec trois autres du cabaret, il s’est lancé dans l’aventure Purjex, votre délice toxic.

Gaël Dubreuil a également écrit avec Delphine Céjust les pièces Tais-toi et pousse ! ainsi que Temps Mort – Et si Cupidon avait un S.A.V. ? avec Franck Regnier, et poursuit son travail de création avec Camille German notamment avec United Coloc. Sa dernière pièce Un pour tous, moi d’abord ! issue d’une collaboration avec Coline Bouvarel et Lucas Bernardi a obtenu le coup de cœur du festival international d’Aurillac 2017.

Et parce que le théâtre n’est pas le seul outil d’expression, il est aussi auteur de nombreuses nouvelles (dernier recueil Irresponsable ?(édition A.O.) de scenarii (collaboration avec Golden Moustache, M6 et nombreux réalisateurs), de chroniques notamment pour Avignon-le-off, d’un album jeunesse Lucas et le parfum voyageur (Édition Vilo), de deux livres A qui profite le kir® ? et Sur le front d’Avignon (Édition AO),

 

Mais la meilleure manière de le connaitre reste de le rencontrer sur scène, dans ses écrits ou autour d’un bon repas.